Cela fait quelques mois que je me demande pourquoi il n'est pas possible de diviser par zéro, et que je me rends compte que la plupart des gens ne le savent pas, et ne veulent pas le savoir. On ne peut pas, c'est tout. Du coup j'ai implémenté mon propre algorithme de division, en Haskell, basé sur les entiers naturels de Peano, que j'ai réinventé pour l'occasion, car je préfère toujours ma roue à celle du voisin. Mais je ne vais pas vous ennuyer avec du code source. En ce qui concerne la division euclidienne, on pourrait reformuler la question "quel est le résultat de x divisé par y ?" par la question "combien de fois peut on soustraire y à x, et que reste t-il de x ?". "10 / 3 = 3 et il reste 1" pourrait se formuler "on peut soustraire 3 fois 3 à 10 et il reste 1". Alors allons y et demandons nous "combien de fois peut on soustraire 0 à 10, et combien reste t-il ?". La réponse est bien sur "on peut soustraire à l'infini 0 à 10 et il restera 10" puisque l'on n’enlève jamais rien à 10. D'ailleurs c'est facilement vérifiable, puisque "infini * 0 + 10 = 10". Et bien non, ce n'est pas possible. C'est le reste qui pose un problème. On ne pourra jamais le calculer, puisque nous n’arrêterons jamais de soustraire 0 à 10. Or la division euclidienne doit retourner le quotient ET le reste. On pourrait calculer le quotient puis en déduire le reste "10 - 0 * infini = 10" mais pour cela il faudrait deux opérateurs, le premier pour calculer le quotient et le second pour calculer le reste. Mais ça ne serait plus une division euclidienne.Pour les plus curieux, le code source est ici.
Ce qui m'ennuie avec la loi
De la théorie de la Bipédie Initiale et de la phylogénie homonculienne des vertébrés. Non ça n'a rien de sexuel rassurez vous, enfin pas trop non plus. Dans
Après plusieurs heures passées à me retenir de vomir sur mon clavier, je me décide à rentrer chez moi. C'est le café de 11 heures qui est mal passé, peut-être à cause du vin et des bières de la veille. Arrivé à Saxe-Gambetta, je sort du métro pour continuer à pieds jusqu'à Guillotière, histoire de m'aérer un peu. Après quelques dizaines de mètres, j'arrive à un passage piéton, où je remarque une voiture qui est arrêtée sans raison apparente du mauvais coté du passage, c'est à dire après les bandes blanches. D'habitude, les automobilistes ne s'arrêtent pas et quand ils s'arrêtent, c'est avant le passage. Ça parait logique. Intrigué, je jète un œil au conducteur et je remarque qu'il me regarde de travers dans son rétroviseur. Lyon étant une ville de tarés (surtout les conducteurs), je fais mine de ne pas m'inquiéter et je m'engage sur le passage, donc derrière la voiture. C'était un piège. A peine engagé, voila qu'un type pas plus sympathique sort de la voiture coté passager, s'avance vers moi en me regardant fixement et me dit “bonjour”. L'espace d'un instant j'imagine qu'il va me demander sa route. Pas de chance, il enchaine avec “police”. La barbe d'une semaine, le chapeau et la mauvaise mine du mec qui va vomir, bingo ! Je comprends que je suis bon pour une troisième fouille dans mon quartier. Il faut voir le bon coté des choses, cette fois ce n'est pas à l'heure à laquelle mes voisins rentrent du travail. Le mauvais coté des choses, c'est qu'il fait froid, que j'ai envie de vomir, que je préfère me faire palper les testicules par des femmes et que je commence à en avoir marre d'être fouillé. Il faut que je précise que je me suis fouillé tout seul. Apparemment ils n'ont pas le droit de mettre les mains dans mes poches, ou il n'en ont pas envie, allez savoir, ils se contentent de palper. Petite erreur de ma part, quand l'un des policiers me demande si je fume, je réponds bêtement oui. C'est quand il me demande si j'en ai sur moi que je comprends qu'il parle de drogue. Désolé, mais j'ai du tabac si ça peut consoler... Après les questions devenues habituelles et la délicate palpation de mes poches et de mes parties, je me risque à demander, en souriant, si c'est à cause du chapeau que je me fait contrôler. L'un des policiers me réponds que la zone est sous dérogation du procureur, enfin quelque chose comme ça. C'est vrai que Guillotière, pour ceux qui n'y vivent pas, c'est un coupe gorge (traduisez: il y a beaucoup d'étrangers). Ça mérite bien une petite dérogation du procureur. Ce que j'aimerais savoir, c'est de quelle manière cela pèse sur la taxe d'habitation...