Division euclidienne par zéro

divide_zero.jpg Cela fait quelques mois que je me demande pourquoi il n'est pas possible de diviser par zéro, et que je me rends compte que la plupart des gens ne le savent pas, et ne veulent pas le savoir. On ne peut pas, c'est tout. Du coup j'ai implémenté mon propre algorithme de division, en Haskell, basé sur les entiers naturels de Peano, que j'ai réinventé pour l'occasion, car je préfère toujours ma roue à celle du voisin. Mais je ne vais pas vous ennuyer avec du code source. En ce qui concerne la division euclidienne, on pourrait reformuler la question "quel est le résultat de x divisé par y ?" par la question "combien de fois peut on soustraire y à x, et que reste t-il de x ?". "10 / 3 = 3 et il reste 1" pourrait se formuler "on peut soustraire 3 fois 3 à 10 et il reste 1". Alors allons y et demandons nous "combien de fois peut on soustraire 0 à 10, et combien reste t-il ?". La réponse est bien sur "on peut soustraire à l'infini 0 à 10 et il restera 10" puisque l'on n’enlève jamais rien à 10. D'ailleurs c'est facilement vérifiable, puisque "infini * 0 + 10 = 10". Et bien non, ce n'est pas possible. C'est le reste qui pose un problème. On ne pourra jamais le calculer, puisque nous n’arrêterons jamais de soustraire 0 à 10. Or la division euclidienne doit retourner le quotient ET le reste. On pourrait calculer le quotient puis en déduire le reste "10 - 0 * infini = 10" mais pour cela il faudrait deux opérateurs, le premier pour calculer le quotient et le second pour calculer le reste. Mais ça ne serait plus une division euclidienne.
Pour les plus curieux, le code source est ici.

Video For ST

Video For ST is a video player for Atari STe and MegaSTe computers. Videos are encoded on a fast computer and can be played on any Atari STe or MegaSTe. The video player stream the movie from the hard drive, so there's no memory limitation, only wild free disk space to pollute with video junk.
For more informations and downloads, please have a look at the project wiki page.

Hadopi caca

baleine.jpg Ce qui m'ennuie avec la loi Hadopi, ce n'est pas tellement la répression, c'est surtout la merde. Il y a autant d'arguments débiles du coté des partisans que du coté des opposants, que je peux résumer rapidement par “Plus de fric” et “Trop cher pour de la merde”. Ça nous donne une bonne vision de la culture en France : d'un coté ils produisent de la merde à la chaine et de l'autre ils la volent. Bien. Comment en est on arrivé là ? Le piratage : A l'origine, le problème vient du fait que les données, analogiques ou numériques, ne sont pas des objets mais des informations que l'on peut dupliquer très facilement. Toutes les industries qui souffrent aujourd'hui du piratage sont nées des progrès technologiques qui ont permis de dupliquer facilement l'information. Ils ont bêtement conservé les méthodes de distribution classiques qu'ils connaissaient, c'est à dire mettre des boites dans des rayons dans des magasins. La merde : La production de merde est directement liée à la quantité d'argent que l'on trouve dans les poches des adolescents. Comme l'explique très bien Akhenaton, le plan est simple : deux ou trois pouffiasses vulgaires, des connards bien musclés et beaucoup de comm' pour empocher un max de fric. Ne rigolez pas, ils font ça aussi pour les adultes. Je résume : L'adolescent doit acheter de la merde parce que ça lui est indispensable pour s'intégrer à un groupe, dans le but de tripoter ou d'être tripoté. Il se pointe devant le rayon et constate que c'est bien trop cher pour ce que c'est, et qu'avec cet argent il pourrait se payer de la bière qui facilite les tripotages. Il comprends rapidement qu'il peut garder son argent et copier quasi gratuitement le produit en question, ce qui semble être la solution idéale, puisqu'il pourra aussi avoir la bière. (Ça marche aussi avec les adolescentes). On ne lutte ni contre la nature, ni contre l'intelligence. Bref, ces industries cumulent un système de distribution qui n'a jamais été adapté et une politique éditoriale de connards. On devrait juste les laisser crever la gueule dans leur merde. La photo de la baleine ? C'est rapport a leurs chants et parce qu'elles méritent d'être protégées.

L'homoncule marin

mad-scientist.jpg De la théorie de la Bipédie Initiale et de la phylogénie homonculienne des vertébrés. Non ça n'a rien de sexuel rassurez vous, enfin pas trop non plus. Dans cet article fascinant, François de Sarre (doit on l'appeler docteur Sarre ? Juste Doc ?) nous propose le scénario que je me permet de reproduire ici. L'article contient bien d'autres merveilles, du genre : A l'origine, le cerveau est un organe de flottaison ou de sustentation qui se crée comme le remplissage d'une poche ectodermale remplie de gaz. Après ossification de l'enveloppe externe, la tête du premier vertébré bipède est ronde. Ou encore : Au terme d'un voyage d'études dans l'Orégon en 2003, je suis personnellement arrivé à la conclusion que le bigfoot local pourrait être un Homo erectus géant, aux mœurs amphibies : il suivrait des voies migratoires qui le poussent à descendre à la nage les côtes Pacifiques du Canada et des Etats–Unis, et à venir se reproduire dans les denses forêts de ces régions, avant de remonter vers le nord. Vous êtes prévenus, maintenant appréciez le scénario :
  • La Vie s'est développée sur Terre, sans doute apportée par les comètes.
  • L'évolution du Vivant n'est qu'imparfaitement reproduite par les fossiles que nous possédons. Leur interprétation soulève également de nombreux points de discorde, on peut se demander si certaines reconstitutions de faunes d'époques passées ne sont pas plutôt celles de quelques biotopes anciens, géographiquement étroitement localisés.
  • L'homme est issu directement de formes marines anciennes qui se sont jadis développées, soit sur Terre, soit (hypothèse alternative) sur une autre planète tellurique. En tout cas, c'est le type ancestral du vertébré, à partir duquel les autres espèces ont pu se développer…
  • C'est probablement en expérimentant sur eux–mêmes que les premières formes humaines ont sensiblement amélioré leur aptitude physique à vivre sur la terre ferme.
  • Leur civilisation a été détruite, comme d'autres plus tard, par de grands cataclysmes cosmiques, mais des groupes d'humains ont, chaque fois, pu gagner des abris pour s'y réfugier, ou ont été épargnés (poches de survie).
  • Soumis à de difficiles conditions d'existence, certains groupes n'ont pu survivre qu'au prix de la perte de leur identité humaine : c'est le phénomène de déshominisation. Ainsi peuvent apparaître de nouvelles lignées évolutives post–humaines.
  • Les Homo sapiens rescapés ne mettent en règle générale que quelques milliers d'années pour regagner un haut niveau de civilisation : le dernier épisode de ce genre correspond à l'homme de Cro–magnon en Europe, et au Paléolithique supérieur des préhistoriens.
  • La théorie de la bipédie initiale admet l'intervention humaine dans la floraison des espèces au cours des époques géologiques. Ainsi, l'homme du Tertiaire aurait–il modelé l'essentiel des formes de vie actuelles, après le grand cataclysme de la fin de l'ère Secondaire qui mena à la disparition des grands sauriens.
  • Ce sont peut–être ces humains du Tertiaire qui ont préservé leur haute technologie et que l'on retrouve au long de notre histoire sous les traits de visiteurs célestes, ou encore sous ceux d'extraterrestres. En tout cas, l'Homo sapiens dit moderne est le descendant de peuples rescapés lors des derniers cataclysmes planétaires. Datés dans la chronologie traditionnelle de 35.000 ans, les hommes de Cro–Magnon, par exemple, étaient en Europe occidentale un peuple qui, non pas évoluait vers l'homme sage que nous sommes… mais ressortait tout juste des cavernes où la dégradation des conditions de vie extérieures l'avait poussé !
Et merci mon ami le Dude pour le lien :)

Sous dérogation du procureur

mainparty.jpg Après plusieurs heures passées à me retenir de vomir sur mon clavier, je me décide à rentrer chez moi. C'est le café de 11 heures qui est mal passé, peut-être à cause du vin et des bières de la veille. Arrivé à Saxe-Gambetta, je sort du métro pour continuer à pieds jusqu'à Guillotière, histoire de m'aérer un peu. Après quelques dizaines de mètres, j'arrive à un passage piéton, où je remarque une voiture qui est arrêtée sans raison apparente du mauvais coté du passage, c'est à dire après les bandes blanches. D'habitude, les automobilistes ne s'arrêtent pas et quand ils s'arrêtent, c'est avant le passage. Ça parait logique. Intrigué, je jète un œil au conducteur et je remarque qu'il me regarde de travers dans son rétroviseur. Lyon étant une ville de tarés (surtout les conducteurs), je fais mine de ne pas m'inquiéter et je m'engage sur le passage, donc derrière la voiture. C'était un piège. A peine engagé, voila qu'un type pas plus sympathique sort de la voiture coté passager, s'avance vers moi en me regardant fixement et me dit “bonjour”. L'espace d'un instant j'imagine qu'il va me demander sa route. Pas de chance, il enchaine avec “police”. La barbe d'une semaine, le chapeau et la mauvaise mine du mec qui va vomir, bingo ! Je comprends que je suis bon pour une troisième fouille dans mon quartier. Il faut voir le bon coté des choses, cette fois ce n'est pas à l'heure à laquelle mes voisins rentrent du travail. Le mauvais coté des choses, c'est qu'il fait froid, que j'ai envie de vomir, que je préfère me faire palper les testicules par des femmes et que je commence à en avoir marre d'être fouillé. Il faut que je précise que je me suis fouillé tout seul. Apparemment ils n'ont pas le droit de mettre les mains dans mes poches, ou il n'en ont pas envie, allez savoir, ils se contentent de palper. Petite erreur de ma part, quand l'un des policiers me demande si je fume, je réponds bêtement oui. C'est quand il me demande si j'en ai sur moi que je comprends qu'il parle de drogue. Désolé, mais j'ai du tabac si ça peut consoler... Après les questions devenues habituelles et la délicate palpation de mes poches et de mes parties, je me risque à demander, en souriant, si c'est à cause du chapeau que je me fait contrôler. L'un des policiers me réponds que la zone est sous dérogation du procureur, enfin quelque chose comme ça. C'est vrai que Guillotière, pour ceux qui n'y vivent pas, c'est un coupe gorge (traduisez: il y a beaucoup d'étrangers). Ça mérite bien une petite dérogation du procureur. Ce que j'aimerais savoir, c'est de quelle manière cela pèse sur la taxe d'habitation...
PS: Pour ceux qui ne connaissent pas Guillotière, c'est pile entre l'Afrique, l'Asie, l'Inde et l'Europe de l'est. Là au moins on est pas emmerdés par les touristes.
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