Hadopi caca

baleine.jpg Ce qui m'ennuie avec la loi Hadopi, ce n'est pas tellement la répression, c'est surtout la merde. Il y a autant d'arguments débiles du coté des partisans que du coté des opposants, que je peux résumer rapidement par “Plus de fric” et “Trop cher pour de la merde”. Ça nous donne une bonne vision de la culture en France : d'un coté ils produisent de la merde à la chaine et de l'autre ils la volent. Bien. Comment en est on arrivé là ? Le piratage : A l'origine, le problème vient du fait que les données, analogiques ou numériques, ne sont pas des objets mais des informations que l'on peut dupliquer très facilement. Toutes les industries qui souffrent aujourd'hui du piratage sont nées des progrès technologiques qui ont permis de dupliquer facilement l'information. Ils ont bêtement conservé les méthodes de distribution classiques qu'ils connaissaient, c'est à dire mettre des boites dans des rayons dans des magasins. La merde : La production de merde est directement liée à la quantité d'argent que l'on trouve dans les poches des adolescents. Comme l'explique très bien Akhenaton, le plan est simple : deux ou trois pouffiasses vulgaires, des connards bien musclés et beaucoup de comm' pour empocher un max de fric. Ne rigolez pas, ils font ça aussi pour les adultes. Je résume : L'adolescent doit acheter de la merde parce que ça lui est indispensable pour s'intégrer à un groupe, dans le but de tripoter ou d'être tripoté. Il se pointe devant le rayon et constate que c'est bien trop cher pour ce que c'est, et qu'avec cet argent il pourrait se payer de la bière qui facilite les tripotages. Il comprends rapidement qu'il peut garder son argent et copier quasi gratuitement le produit en question, ce qui semble être la solution idéale, puisqu'il pourra aussi avoir la bière. (Ça marche aussi avec les adolescentes). On ne lutte ni contre la nature, ni contre l'intelligence. Bref, ces industries cumulent un système de distribution qui n'a jamais été adapté et une politique éditoriale de connards. On devrait juste les laisser crever la gueule dans leur merde. La photo de la baleine ? C'est rapport a leurs chants et parce qu'elles méritent d'être protégées.

Sous dérogation du procureur

mainparty.jpg Après plusieurs heures passées à me retenir de vomir sur mon clavier, je me décide à rentrer chez moi. C'est le café de 11 heures qui est mal passé, peut-être à cause du vin et des bières de la veille. Arrivé à Saxe-Gambetta, je sort du métro pour continuer à pieds jusqu'à Guillotière, histoire de m'aérer un peu. Après quelques dizaines de mètres, j'arrive à un passage piéton, où je remarque une voiture qui est arrêtée sans raison apparente du mauvais coté du passage, c'est à dire après les bandes blanches. D'habitude, les automobilistes ne s'arrêtent pas et quand ils s'arrêtent, c'est avant le passage. Ça parait logique. Intrigué, je jète un œil au conducteur et je remarque qu'il me regarde de travers dans son rétroviseur. Lyon étant une ville de tarés (surtout les conducteurs), je fais mine de ne pas m'inquiéter et je m'engage sur le passage, donc derrière la voiture. C'était un piège. A peine engagé, voila qu'un type pas plus sympathique sort de la voiture coté passager, s'avance vers moi en me regardant fixement et me dit “bonjour”. L'espace d'un instant j'imagine qu'il va me demander sa route. Pas de chance, il enchaine avec “police”. La barbe d'une semaine, le chapeau et la mauvaise mine du mec qui va vomir, bingo ! Je comprends que je suis bon pour une troisième fouille dans mon quartier. Il faut voir le bon coté des choses, cette fois ce n'est pas à l'heure à laquelle mes voisins rentrent du travail. Le mauvais coté des choses, c'est qu'il fait froid, que j'ai envie de vomir, que je préfère me faire palper les testicules par des femmes et que je commence à en avoir marre d'être fouillé. Il faut que je précise que je me suis fouillé tout seul. Apparemment ils n'ont pas le droit de mettre les mains dans mes poches, ou il n'en ont pas envie, allez savoir, ils se contentent de palper. Petite erreur de ma part, quand l'un des policiers me demande si je fume, je réponds bêtement oui. C'est quand il me demande si j'en ai sur moi que je comprends qu'il parle de drogue. Désolé, mais j'ai du tabac si ça peut consoler... Après les questions devenues habituelles et la délicate palpation de mes poches et de mes parties, je me risque à demander, en souriant, si c'est à cause du chapeau que je me fait contrôler. L'un des policiers me réponds que la zone est sous dérogation du procureur, enfin quelque chose comme ça. C'est vrai que Guillotière, pour ceux qui n'y vivent pas, c'est un coupe gorge (traduisez: il y a beaucoup d'étrangers). Ça mérite bien une petite dérogation du procureur. Ce que j'aimerais savoir, c'est de quelle manière cela pèse sur la taxe d'habitation...
PS: Pour ceux qui ne connaissent pas Guillotière, c'est pile entre l'Afrique, l'Asie, l'Inde et l'Europe de l'est. Là au moins on est pas emmerdés par les touristes.

L'histoire d'un journaliste du Monde

Ça fait bien longtemps qu'il ne prononce plus son prénom quand il se présente au téléphone.
Le racisme au quotidien, raconté par un journaliste du Monde.

Contrôle d'identité

Rencontrez les experts de votre sécurité Bonjour. Si je suis partant pour un petit contrôle d'identité ? Ici et tout de suite ? Dans la station de métro de mon quartier, à l'heure de la sortie des bureaux, devant mes voisins ? Non, vraiment, je ne me sens pas le droit de refuser... Désolé, c'est vrai que j'ai mauvaise mine aujourd'hui, je suis fatigué, mal rasé, mal habillé et pire que tout je porte un chapeau. C'est que je crains le soleil voyez-vous, rien de personnel. Oui, j'ai des papiers d'identité. Pas tout de suite ? Vous préférez les trouver vous-même ? Pourquoi pas... Non, je n'ai rien d'illicite sur moi (enfin pas à ma connaissance), non je ne me drogue pas (enfin pas aujourd'hui), oui j'ai déjà eu affaire à la police (mais je vais mentir un petit peu). Vider mes poches ? Quelle bonne idée ! Non, je n'ai pas volé mon téléphone portable (il est beau hein ?), non je n'ai pas caché de drogue dans mon paquet de tabac à rouler (dommage), oui le passeport dans ma sacoche est bien le mien, mais vous faites bien d'appeler vos collègues pour vérifier. Oui je sors du travail. Je suis chef de projet, dans une société de jeux vidéos. Non, mon téléphone portable ne se range pas dans mon passeport, il pourrait tomber, il coute cher et il n'est plus sous garantie... Merci de me souhaiter une bonne soirée. Non, je ne vais pas vous en souhaiter autant, ni vous dire au-revoir, en fait je préfèrerais ne pas vous revoir. Allez, un peu de musique pour finir la route !
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